PétiitiiOn

Siigne cette pétiitiiOn pOur que le Basket sOiis plus diiffuser sur les chaiines nOn cablés !!


PétiitiiOn CLICK
# Posté le mardi 04 novembre 2008 08:51

sOndage

Quel est tOn équiipe favOriites en champiiOnnat NBA ?

Phoeniix Suns = 2 vOtes
San AntOniiO Spurs = 1 vOte
ChiicagO Bulls = 1 vOte
Portland Trail Blazers = 1 vOte
Los Angeles Lakers = 3 vOtes
Cavaliiers = 2 vOtes
New Orléans = 1 vOte
# Posté le dimanche 19 octobre 2008 12:19
Modifié le mardi 11 novembre 2008 14:31

[...PLUS QUE DES BASKETTEURS, ILS SONT MES EXEMPLES...]

[...PLUS QUE DES BASKETTEURS, ILS SONT MES EXEMPLES...]
# Posté le vendredi 08 août 2008 07:22

[...BORIS DIAW...]

[...BORIS DIAW...]
Avec un père athlète sénégalais de haut niveau
(sauteur en hauteur), une mère internationale de basket-ball,
capitaine de l'équipe de France (247 sélections), beaucoup diront que
la carrière de Boris était prédestinée.

Son père Issa Diaw est avocat, au barreau de Dakar. Boris grandit avec Elizabeth Riffiod, sa mère, et son frère Martin a Mont de Marsan, où Elizabeth évolue en Division 2 tout en s'occupant de l'école de basket.

Lorsqu'un poste de professeur d'EPS et de sociologie du sport, se libère à l'université de Bordeaux 3, elle saisit l'occasion et installe en famille à Pessac, sur le campus universitaire, près du Saige Park... C'est alors que Boris et Martin font leurs premiers pas sur les playgrounds de Talence et Pessac. Ils y balbutient leur basket, et y rencontrent Vincent Mbassi, figure emblématique de ce lieu, un passionné qui n'hésite pas a donner son temps libre aux jeunes.

Les années passent, les enfants grandissent et Boris change de club. Apres sa première licence a dix ans a Talence, il part à Pessac suivre Martin, puis aux JSA Bordeaux pour jouer a un meilleur niveau.

Parallèlement, il intègre le CERHN de Mont de Marsan pour allier études et sport. Il continue de venir s'amuser sur les playgrounds avec son frère et y amène ses copains. Alors qu'il a beaucoup grandi (20 cm en un an) et évolue dorénavant en cadets-France, il intègre dans la continuité le CREPS de Toulouse. Ses entraînements quotidiens et son expérience en club font qu'il est alors remarqué par Lucien Legrand, qui lui demande de rejoindre l'INSEP.

Il rejoint en 1999 le pole français du basket-ball. Il y rencontre Tony Parker et Ronny Turiaf et se lient a eux d'une amitié forte. Les minutes sur le terrain valent alors de l'or et Boris s'en sort à merveille ; les clubs pros français et les universités américaines s'intéressent a lui. Au lendemain de sa réussite au baccalauréat avec mention, mais aussi d'un titre de champion d'Europe avec l'équipe de France junior dirigée par Pierre Vincent, il débute sa carrière pro a Pau. La confiance d'un entraîneur, Claude Bergeaud et d'un président, Pierre Seillant, jouant alors la carte de la jeunesse, lui permet de remporter un titre de champion de France dès la première année. Il passe trois ans à Pau, s'aguerrissant au plus haut niveau, que ce soit en Euroligue, ou en équipe de France. En 2002, il remporte une médaille de bronze en tant que capitaine et meneur de jeu, avec l'équipe de France des -20 ans en Lituanie.2003, l'année fantastique où il remporte tous les titres possibles en France et est élu meilleur joueur français par ses pairs, Boris se décide enfin à poser sa candidature pour la NBA. Il est choisi en 21eme position par les Atlanta Hawks et devient un pilier de l'équipe de France.

Ses deux premières années en NBA sont très encourageantes puisque souvent il intègre le cinq de départ. Lors de l'été 2005, Boris est transféré aux Suns de Phoenix, meilleur équipe de la saison régulière 2004-2005, défait en finale de conférence par les San Antonio Spurs de Tony Parker. Il retrouve à Phoenix le MVP de la saison régulière 2004-2005, Steve Nash.


Une place au soleil

Son transfert aux Suns dépasse toutes les espérances. Sous la houlette de Mike D'Antoni, Boris améliore spectaculairement ses statistiques

Avec : 13.5 points à 52% d'adresse, 6,9 rebonds et 6 passes décisives par match après 76 rencontres. Boris réussit surtout à faire sa place dans le cinq de départ d'une des franchises candidates au titre NBA.

Le 31 janvier 2006, Boris devient le premier français à réaliser un triple-double en NBA face aux Philadelphia Sixers (victoire des Suns 123-99). Il marque 14 points, délivre 13 passes décisives et cape 11 rebonds,en 39 minutes. Le nouveau joyau des Suns rééditera cette performance à quatre reprise au cours de la saison régulière. C'est logiquement que Boris reçoit à la fin de la saison le titre honorifique de Most Improved Player (joueur ayant le plus progressé)

Auteur de playoffs remarquables, Boris arrive à faire oublier l'absence d'Amare Stoudemire, troisième meilleur marqueur de la NBA la saison précédente et blessé pour la saison 2005-2006. Avant le Game 2 de la finale de Conférence Ouest face à Dallas, « Bobo » présente des stats exceptionnelles pour ses premiers playoffs : 17,5 points par match, 5,9 rebonds, 5,8 passes décisives et surtout 53,3% de réussite au tir. A la fin de la finale, il est même le meilleur marqueur de la série (devant le double MVP Steve Nash et Shawn Marion, aussi prétendant au titre de MVP 2006) avec 24,8 points de moyenne à un peu plus de 50 % de réussite. Malgré tous ses efforts, Phoenix échoue aux portes de la finale en s'inclinant 4-2.


Capitaine Diaw

Médaillée de bronze en 2005 aux Championnats d'Europe, l'équipe de France a gagné son billet pour les Championnats du monde au Japon. Quarante ans que la France attendait cela.

Antoine Rigaudeau à la retraite, Claude Bergeaud confie le brassard de capitaine à Boris Diaw. La compétition n'a pas encore commencé que Boris doit remobiliser les troupes. En effet, à deux jours du premier match contre l'Argentine, Tony Parker annonce officiellement son forfait. Les Bleus devront se passer du meneur de jeu des Spurs, victime d'une fracture à un doigt.

L'objectif des Bleus au 1er tour est d'accrocher une des deux premières places. Battus logiquement par l'Argentine sans avoir démérité, les coéquipiers de Boris réagissent dès le lendemain en disposant de la Serbie. Ce qui s'annonce comme une formalité tourne au cauchemar. Vainqueur du Nigéria, la France se fait surprendre à la surprise générale par le Liban. « Je pense qu'on avait trop confiance. On pensait qu'il suffisait de se présenter sur le parquet pour gagner le match. Le problème, c'est qu'à ce niveau là, dans un championnat du monde, on ne peut pas se permettre de jouer en dessous de son niveau » analyse Boris. Les Français n'ont désormais plus le droit à l'erreur. La victoire face au Venezuela est impérative, ce qui est chose faite avec la manière.

Plus qu'un match à gagner et la France disputera les quarts de finale, l'objectif avoué avant le début des Championnats du monde. Face à l'Angola, meilleure équipe africaine du moment, la France fait la course la tête. Malgré quelques frayeurs dans les dernières minutes, les Bleus l'emportent et se donnent la possibilité de prendre leur revanche de l'Euro face aux Grecs. Le match ? Il n'y en aura pas. « On a raté quelques paniers faciles. Ils nous ont fait déjouer, ils ont réussi à nous faire sortir de notre rythme. La Grèce est plus forte que l'année dernière puisqu'ils ont un an de plus en commun. Il faut donc accepter cette défaite. Les regrets ne servent à rien » analyse Boris après la rencontre.

Eliminée, la France doit encore disputer les matchs de classement. Boris, en bon capitaine, pousse ses coéquipiers à ne rien lâcher. Vainqueurs de l'Allemagne et de la Turquie, les Français terminent finalement à une très belle cinquième place. « C'est un très bon résultat pour cette équipe de France. A part face au Liban où nous réalisons un non match, on perd contre la Grèce qui est en finale de ces Championnats du monde et contre l'Argentine, demi-finale de cette compétition. On n'a donc pas grand-chose à se reprocher » se félicite Boris.

Difficile à avaler

La saison débute de la plus belle des manières pour « 3 D ». A dix jours du lancement de la saison régulière, Phoenix et Boris annoncent leur union pour les cinq prochaines années.

Montant du contrat : 45 millions de dollars. « Ce n'est pas du soulagement que je ressens mais de la joie. Mon souhait était de rester à Phoenix. C'est un club dans lequel je suis heureux. J'ai vécu une très belle première année grâce à Mike D'Antoni et tout le reste du staff. Je n'oublie pas non plus les joueurs qui m'ont très bien accueilli. Je ne pouvais pas espérer mieux. C'est la plus belle chose qui pouvait m'arriver. Maintenant, je suis un Suns pour de longues années » analyse Boris.

A l'image de son équipe, Boris connaît une entrée en matière poussive. Les défaites s'enchaînent mais le moral reste au beau fixe. En effet, Amare Stoudemire, absent la saison précédente, retrouve petit à petit son meilleur niveau. Le cinq majeur met un mois pour retrouver ses automatismes avant de décoller. Phoenix devient alors inarrêtable. La lutte pour la première place de la Conférence Ouest avec Dallas bat son plein. Avec dix-sept victoires consécutives, Phoenix bat le record de la franchise (quinze victoires). Les Suns talonnent les Mavericks jusqu'à la fin de la saison régulière pour finalement terminer deuxièmes. De son côté, Boris souffre en cette fin de saison. Un dos capricieux l'empêche de s'exprimer pleinement depuis le mois de février.

Le 1er tour des play-offs tournent à l'avantage des Suns face aux Lakers. L'affaire est pliée en cinq matchs. Le choc que tout le monde attend a donc lieu. Phoenix retrouve San Antonio pour un duel de style. L'attaque contre la défense. « Ca va être très difficile analyse Boris. San Antonio est très fort, très solide. C'est une équipe qui a l'expérience des play-offs. Ils évoluent ensemble depuis pratiquement cinq ans. Ce qui est positif, c'est que nous bénéficions de l'avantage du terrain. Nous nous sommes battus tout au long de l'année pour finir devant San Antonio. Nous allons donc essayer d'en profiter au maximum. »

Malheureusement, les Spurs frappent d'entrée et s'imposent face à Phoenix (111-106), privé de Steve Nash à 3 minutes de la fin du match après un choc avec Tony Parker. Malgré le succès dans le Game 2, tout est à refaire pour les Suns, qui se retrouvent dans l'obligation de remporter au moins un match à San Antonio pour reprendre l'avantage du terrain. Les hommes de Mike d'Antoni ratent le coche dans le Game 3 et n'ont plus qu'une chance devant eux avant de retourner dans l'Arizona. Cette fois, Phoenix ne laisse pas passer l'occasion. Malmenés une bonne partie de la rencontre, Nash et sa bande remontent un handicap de 10 points dans le dernier quart-temps avant de l'emporter. Frustré, Robert Horry disjoncte à 28s de la fin du match en envoyant d'un coup d'épaule Steve Nash en dehors des limites du terrain. L'agression de Horry se retourne contre les Suns. Pour avoir franchi la ligne de touche alors qu'ils n'étaient pas sur le parquet à la suite de la faute de Robert Horry, Stoudemire et Boris apprennent 24h plus tard leur suspension pour le Game 5. Privés de deux joueurs majeurs, les Suns ne s'en relèveront pas. San Antonio finit le travail en remportant les deux derniers matchs. Le rêve est passé pour Phoenix de remporter le premier titre NBA de son histoire.

L'article viens de son site officiel














# Posté le jeudi 07 août 2008 14:57
Modifié le vendredi 08 août 2008 06:56

[...TONY PARKER..]

[...TONY PARKER..]

• Le basket, une fatalité :

Les béotiens l'ignorent, mais aucun des amateurs de basket ne s'y trompe : William Tony Parker porte le même nom que son père (et son grand-père) Originaire de Chicago, Tony Parker senior était un excellent défenseur, qui aurait pu évoluer avec les Bulls. Bardé d'une honnête réputation outre-Atlantique, il a écumé les Championnats des Pays-Bas, de Belgique, avant de finir sa carrière de joueur en France (vainqueur de la Coupe de France en 1984) et commenter les matchs de NBA sur France 3. Evidemment, le petit Tony, mais aussi ses deux jeunes frères, Terence et Pierre, ont été vite atteints par le virus. Après le divorce de leurs parents, ils ont vécu avec leur père, assistant à ses matchs. Le parrain de Tony ? Jean-Pierre Staelens.

Ce nom renvoie directement au milieu du basket. Et on ne peut que comprendre l'influence de ce dernier sur Tony, son filleul. Jean-Pierre Staelens reste l'homme aux 100 sélections, toujours détenteur d'un record mythique (71 pts marqués en une rencontre avec Denain, en ce jour de 1967, face à Valenciennes). C'est lui, le premier, qui avait repéré Tony Parker senior aux Etats-Unis, en 1978, bien avant de devenir l'agent du fils. Il est décédé brutalement d'un accident cardiaque le 31 décembre 1999, mais reste très présent dans la famille.
• Une progression fulgurante :

Le hasard l'a voulu : c'est à Bruges que Tony est né. « Quand on était petit, on déménageait tout le temps, explique-t-il. On suivait notre père. » Au gré des contrats paternels, la caravane Parker a fait escale à Gravelines, Denain, Fécamp... et Rouen. C'est là que les frangins ont fixé leurs racines et débuté dans le basket.

Mais c'est par le football que Tony a débuté. « Je jouais avant-centre, j'adorais marquer des buts », dit-il. Pourtant, en voyant évoluer Michael Jordan, il opte pour le basket et s'inspire de la méga-star des Bulls. « En 1996, j'étais en vacances dans ma famille à Chicago, raconte Tony. Grâce à mon oncle, on a pu assister à un entraînement avec mes frères et mon cousin. On a parlé avec Scottie Pippen et on a pris une photo avec Jordan ! » Ce moment magique a été immortalisé, alors que le " good luck " du maître reste gravé dans sa mémoire. Cela dit, c'est à son père qu'il fait référence lorsqu'il parle d'exemple en mai 2000 : « Je voudrais suivre l'exemple de mon père, mais en faisant mieux », lâche-t-il. Ne voyez pas une morgue démesurée dans ces paroles, ce n'est pas le genre de la maison. Mais Tony Parker est conscient de sa valeur et de sa progression fulgurante. « J'ai des qualités de vitesse et d'agilité, admet-il. Surtout, je fais tout plus vite que les autres, j'apprends plus vite. Chaque fois, j'ai joué surclassé. Jamais avec des gars de mon âge. Mais c'est comme ça qu'on progresse. Du coup, j'ai explosé vachement tôt. »

En revanche, il a pris son temps pour grappiller des centimètres. Et avant que sa croissance tardive (vers 15 ans) le hisse à 1,86m, sa petite taille avait déjà décidé de son poste. « Je suis meneur, un poste clé parce que c'est toi qui t'occupes de tout. Victoire ou défaite dépendent de ta performance. C'est toi qui annonces les systèmes, qui décides d'accélérer, de ralentir, tu as tout le temps la balle en main. » Une responsabilité qu'il assume parfaitement. « J'aime bien avoir de la pression. Y compris celle des médias. C'est comme ça que tu te surpasses. »

• Le rêve Américain

« Pour tout basketteur, le rêve c'est de jouer en NBA. C'est là qu'il y a les meilleurs joueurs. En France, tu parles aux gamins, ils connaissent tous les mecs de la NBA, pas un seul de Pro A. Et puis, même si ce n'est pas le principal, il faut savoir que le plus mauvais en NBA gagne autant d'argent que le meilleur français. Et sans les impôts... »

Pour lui, la NBA, c'est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Courant 2000, il est retenu pour participer à Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il tape dans l'½il des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Il est alors courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA. « C'est mon père qui prenait les contacts. Parce qu' aux Etats-Unis, ils sont très isolationnistes, mais qu'en passant par mon père, ils ne retenaient qu'une chose, c'est que j'étais à moitié américain. Rien que mon nom sonnait en ma faveur : Tony Parker, c'est pas français.

Conscient des règles de ce milieu, de l'aspect " politique " à adopter pour réussir, Tony Parker avance à grands pas. Il n'a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. « A la maison, mon père parlait anglais, je répondais en français, mais au PS-G, je servais de traducteur aux Américains », raconte-t-il. D'ailleurs, à la fin de sa première année au PS-G, Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, direction Georgia Tech pour deux saisons en NCAA, avant de briguer la draft pour la NBA.

• A contre-pied :

Ce départ n'aura pas lieu. Didier Dobbels est remplacé par un coach américain, Ron Steward, tandis que Laurent Sciarra décide de quitter la capitale. Ce qui change tout pour Tony. « Je le connais bien Ron, se réjouit-il à l'époque. Il m'a dit qu'il me ferait jouer et le PS-G m'a refait une offre très intéressante. » La négociation prend forme, d'autant que, dans l'intervalle, T.P. a ajouté une ligne à son palmarès. Avec l'équipe de France juniors, à Zadar (Croatie), il a obtenu ce qu'il convoitait, le titre de champion d'Europe de la catégorie -ce que seule la génération de 1992 avait réalisé jusque là-, en même temps que celui de MVP du tournoi.

A la tête d'une équipe composée de jeunes joueurs (Diarra, Zig, Rupert), Tony tente de mener le PBR au sommet du championnat. Mais très vite, cette équipe pétrit de talents montre ses limites. Les " Metropolitains " alternent des résultats en dents de scie pour terminer à la 8e place de la saison régulière, dernière place qualificative pour les play-offs. Face à l'ogre du championnat, l'ASVEL, Paris " explose " au cours des deux matches.

« Villeurbanne a montré qu'ils étaient plus forts que nous, explique-t-il après l'élimination devant le public parisien, qui sent le savoir, vient d'assister au dernier match de TP dans le championnat français. Ils ont été constants pendant les deux matches et il n'y a vraiment rien à dire. On était dépassé, ils étaient plus en rythme et voilà. Ça donne un écart de 30 points sur les deux matches. De mon côté, je suis fatigué. Je ne sais pas pourquoi mais je suis réellement cassé. Les quelques jours de repos arrivent au bon moment parce que la saison a été longue. »
• Go Spurs Go !

Avec près de 15 points de moyenne et 6 passes décisives (14,7 pts et 5,7 pds) par match, Tony est élu 3eme meilleur joueur français de Pro A dès sa première saison. Mais pour T.P., le plus important reste à venir. Le prodige du basket français a en effet décidé de se présenter à la draft 2001 afin de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA. Après des works-out à couper le souffle, TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. « C'est l'équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleurs équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ca va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile. »

Mais le plus incroyable reste à venir. A 19 ans, Tony, qui espère jouer environ 15 minutes par match, entre dans l'histoire de la NBA en devenant le plus jeune meneur de jeu titulaire. « Au départ, mon objectif était de devenir le meneur titulaire dans la deuxième partie de saison, après le All-Star Game à Philadelphie en février. Mais comme j'ai bien joué à l'entraînement, le coach a décidé de me mettre dans le cinq de départ dès le cinquième match. Popovich disait que l'équipe jouait mieux lorsque j'étais sur le terrain. C'est pour ça que tout est allé si vite », explique Tony après son deuxième match dans le cinq de départ contre Charlotte. La folle aventure ne fait que commencer.

Avec les tours jumelles, Duncan et Robinson, Tony mène les Spurs au titre de champion de la division Midwest au terme de la saison régulière. Place aux play-offs, où Seattle et Gary Payton promettent l'enfer au Frenchie. Les compteurs remis à zéro, une nouvelle compétition commence. Mais TP, lui, ne change pas. Opposé à l'un des meilleurs meneurs de jeu du monde, le n°9 des Spurs dépasse le maître. 17,2 pts par match à 50% de réussite aux tirs dont 53,3% à trois points.. Tony Parker entre dans la cour des grands dès sa première saison. Rien ne semble pouvoir l'arrêter... hormis la bande à O'Neal et Bryant, qui stoppe une nouvelle fois les Spurs en demi-finale de Conférence (4-1). « L'année prochaine, je veux gagner le titre avec les Spurs », prévient Tony, qui aura vu sa saison marquée par une présence au All-Star Rookie et dans le meilleur cinq des rookies.

• Les champions à terre :

Pour sa deuxième année, Tony est attendu au tournant. L'effet de surprise n'existe plus. Mais une nouvelle fois, il éclabousse de toute sa classe le plus relevé des championnats de basket. Les Spurs impressionnent tout au long de la saison, avec un Duncan d'une autre planète. Le natif des Iles Vierges se voit décerné pour la deuxième année consécutive le titre de MVP de la saison régulière. Le moment de vérité est arrivé, San Antonio retrouve Ph½nix, premier adversaire de ces play-offs.
La bataille est terrible. Face à Stephon Marbury, sa bête noire, TP semble avoir perdu son basket. Touché mais pas abattu, il faudra attendre la troisième rencontre pour que Tony montre son vrai visage. « Je ne vais pas mentir, j'étais frustré. Mais je ne me suis jamais pris la tête en me disant que je ne pouvais rien faire contre Marbury. Ceux qui ont pensé et dit ça ont vraiment abusé. Il faut arrêter... Ce n'est pas parce que j'ai loupé deux matchs qu'il faut m'enterrer », analyse Tony, auteur de 29 points. Quatre matchs plus tard, les Spurs gagnent leur billet pour la demi-finale contre les... Lakers.

A la recherche d'un quatrième titre consécutif, Los Angeles annonce la couleur en prédisant une victoire 4-0. La bande à O'Neal tombe de haut dès le premier match en s'inclinant (87-82) au SBC Center. « Les Lakers parlent toujours beaucoup, on ne va pas les changer », concède Tony, dont le compteur est resté bloqué à 9 points. 48 heures plus tard, alors que tout le monde attend une réaction des Lakers, San Antonio pulvérise la bande à Phil Jackson avec un incroyable 56% aux shoots, dont 57% à 3 points. « Ce n'est pas tous les jours que le cinq de départ reste sur le banc face aux Lakers pour le dernier quart-temps. C'est clair, c'était royal. Il était difficile d'espérer mieux », s'exclame TP après cette démonstration (114-95).

Changement de décor au Staples Center. Après avoir surclassé le Game 3, les Lakers trouvent les ressources nécessaires pour égaliser à 2-2 après avoir touché le fond. « Ca fait mal... C'est une défaite difficile à digérer parce que nous avons eu 16 points d'avance. Malheureusement, les Lakers son revenus dans les dernières minutes. Ils mènent de 3 points à 14s de la fin du match et c'est à ce moment là que j'effectue une mauvaise passe sur la remise en jeu. Avec cette balle perdue, le match est terminé », concède Tony, déçu de ne pas avoir su gérer la dernière possession de balle. Tout est à refaire pour San Antonio. Le public texan retient son souffle dans le Game 5. 96-94 pour SA a quelques secondes de la sirène. Robert Horry, transparent depuis le début de la série, dégaine à 3 points malgré le retour de TP. « Sur le moment, j'ai vraiment pensé qu'elle allait terminer dedans. Tim (Duncan) et Bruce (Bowen) faisaient prise à deux sur Kobe. Quand j'ai vu que la balle allait terminer dans les mains de Horry, j'ai couru comme un malade pour tenter de le gêner. Pu..., elle n'est pas passée loin, j'ai vraiment eu chaud. C'est comme ça, la chance a tourné. Mais je m'en fous royalement, cette victoire, on la prend avec plaisir. » Les Lakers ne s'en relèveront pas. Malgré l'avantage du terrain, les champions en titre s'écroulent (82-110). Les Spurs sont en finale de la Conférence Ouest.

• Le Texas en ébullition

Incapables de crucifier Dallas dans le Game 1, les Spurs perdent l'avantage du terrain alors que la victoire leur tend les bras (113-110). Une mauvaise habitude qui semble coller à la peau de San Antonio depuis le début des play-offs. Explications de Tony. « La seule raison de cette défaite, c'est notre manque de réussite aux lancers francs. Dallas a réussi un 49/50 alors que de notre côté, on a fait un 31/48. C'est toujours la même chose, on perd à chaque fois notre avance à cause des lancers francs. On est incapables de les mettre dans les moments importants. »

Les Spurs ne reproduisent pas la même erreur le match suivant et s'envolent pour Dallas avec l'objectif de remporter au moins un match. Les Spurs ne tremblent pas, à l'image d'un Tony Parker insaisissable (29 points, 8 rebonds, 3 passes et 2 interceptions). La finale semble jouer après une deuxième victoire à l'extérieur et un nouveau festival de TP, meilleur marqueur de la rencontre avec 25 points. Mais malgré l'absence de Dirk Nowitzki, touché à la cheville, Dallas profite d'un nouveau passage à vide de San Antonio dans le quatrième quart-temps du Game 5 pour revenir à 3-2. « C'est toujours la même chose. Quand on perd, c'est qu'on a loupé de nombreux lancers francs. Pfft, ça fait vraiment ch... », concède Tony, auteur d'une prestation en demi-teinte.

Le sixième match n'a pas encore commencé que les Spurs se voient privés de TP, affaibli par une grippe. Cela n'empêchera pas San Antonio de gagner son billet pour la finale, grâce à un formidable Steve Kerr, auteur de quatre paniers à 3 points dans le dernier quart-temps. « J'ai mal à la gorge, à la tête, j'ai mal partout mais ce n'est pas grave, je profite du moment. Le seul problème, c'est que je ne peux pas crier à cause de mon mal de gorge. (Rires) Mais c'est incroyable », s'exclame TP dans le bus du retour, qui a déjà la tête à la finale contre New Jersey.
• Champions du monde !

• A l'année prochaine...


Malgré un cinq de départ renouvelé à 50% pour cette nouvelle saison, l'objectif des Spurs est simple : réaliser le doublé. Pour cela, les hommes de Popovich ont 82 matches pour trouver leur rythme de croisière avant le début des play-offs. C'est pourtant sans Tony Parker que les Spurs ouvrent la saison face à Phoenix. Touché à la cheville en match de pré-saison contre les Knicks, Tony assiste à la victoire des siens du banc, avec la bague de champion au doigt. Le pire reste pourtant à venir. Après seulement dix jours de compétition, l'infirmerie est pleine à craquer. « Si ça continue, Pop va finir avec une crise cardiaque. Vous vous rendez compte, on a perdu Tim Duncan (entorse de la cheville), Anthony Carter (tendinite au genou, absent encore une semaine) et Alex Garcia (blessé au pied, absent deux mois) ! On n'a plus de meneurs dans l'équipe ! Il n'y a pas d'autre mot : on est dans la m... » concède Tony, qui effectuera finalement son retour sur les parquets plus de trois semaines après sa blessure.



Faite de hauts et de bas, la saison régulière des Spurs ressemble à une véritable montagne russe. Mais comme chaque année, le vrai visage des Spurs prend forme après le All-Star Game, malgré un Tim Duncan amoindri par une blessure au genou. Les victoires s'enchaînent et les champions en titre finissent l'année sur les talons de Minnesota, premier de la Conférence Ouest. C'est donc Memphis qui tentera d'inquiéter TP and Co au 1er tour des play-offs. « Il ne faut pas les sous estimer puisqu'ils ont gagné 50 matchs cette année. Mais c'est vrai qu'ils n'ont pas notre expérience. C'est un avantage énorme pour nous. Ils n'ont jamais joué un match de play-offs et à ce niveau de la compétition, c'est très pénalisant », explique Tony la veille du premier match. Le meneur de jeu des Spurs avait vu juste. Les Grizzlies sont balayés 4-0 avec un Tony au sommet de son art (21 points et 8,5 passes décisives). Le choc tant attendu aura donc lieu. Les Lakers, tombeurs de Houston (4-2), se dressent sur le chemin de San Antonio dès les demi-finales.



« Comme l'année dernière, nous allons donc jouer les Lakers. Cela ne me dérange pas. Au contraire, j'aime bien jouer contre les Lakers. C'est à chaque fois un grand combat. Je m'attends à une très belle série », déclare Tony. 30 points dans le Game 1, 25 dans le suivant avec à chaque fois la victoire au bout, Tony et San Antonio réalisent une démonstration face à la « Dream Team » de Los Angeles. Deux matchs hors du commun, après un festival face à Memphis, propulsent le français à la tête des meilleurs meneurs de jeu de la Ligue. « J'essaie juste d'être agressif et d'être un peu plus le leader de l'équipe. C'est ce que Pop souhaite. Pour le moment, ça marche à merveille. J'espère que ça va continuer ainsi », explique Tony.



Malheureusement, la suite de la série tourne au cauchemar. Battus à deux reprises au Staples Center, les Spurs pensent reprendre l'avantage dans le Game 5 quand Tim Duncan marque un panier à la dernière seconde du match. 1 point d'avance à quatre dixièmes de la fin du match, les Spurs ne peuvent pas perdre. Le SBC Center est en ébullition. Les champions en titre ne sont plus qu'à une victoire de la finale de Conférence. Derek Fisher ne l'entend pas ainsi et réussit l'impossible en rentrant son shoot. « Tim m'en a parlé quand il a vu le ralenti. Il pense que le chrono n'a pas démarré quand la balle est arrivée dans les mains de Fisher. » A l'image de son équipe, Tony ne s'en remettra pas et quittera les play-offs par la petite porte après un nouveau revers à Los Angeles, 88-76. Désormais, rien ne semble pouvoir arrêter Los Angeles. Un nouveau titre leur tend les bras. Détroit ne semble pas en mesure d'inquiéter les deux meilleurs joueurs du monde, Shaq O'Neal et Kobe Bryant. Ce sont pourtant les joueurs de l'Est qui succèdent à San Antonio à la surprise générale. De son côté, Tony Parker a décidé de prendre les choses en main. « Même si je suis dégoutté, cet échec me donne envie de fournir un gros travail cet été pour revenir encore plus fort l'année prochaine. Je vais travailler mon tir pour gagner en régularité. Mon objectif est de conquérir un nouveau titre et de devenir All-Star. »

• Bingo !


Son absence aux qualifications de l'Euro 2005 a fait grincer quelques dents. Mais Tony c'est ce qu'il veut. Après trois années en NBA et plus de trois cents matchs disputés, le meneur de jeu des Spurs éprouve le besoin de faire un break pour préparer les échéances à venir avec San Antonio et l'équipe de France. Ce qu'il ne sait pas à cette époque, c'est que Peter Holt, le propriétaire des Spurs, va jouer au poker menteur avec lui en pleine préparation de la saison. Mark Fleisher, l'agent de Tony, et les Spurs entament des négociations sur le nouveau contrat de Tony. Pour éviter de voir TP s'envoler sous d'autres cieux l'été suivant, les dirigeants de San Antonio espèrent régler l'affaire avant le 1er novembre, date buttoir pour trouver un accord. Mais la proposition des Spurs ne satisfait pas Tony. Finalement, à quelques heures de la clôture des transferts, le coup de téléphone tant attendu arrive. « Je suis trop content. J'ai du mal à exprimer ce que je ressens. Il y a eu tellement de retournements de situations... Ces derniers jours, je croyais que ça allait se faire. Mais aujourd'hui, je n'y croyais vraiment plus. J'étais un peu énervé à l'entraînement. Je me disais que j'allais être free-agent l'été prochain et qu'il me restait plus qu'à donner le maximum cette année pour intéresser d'autres équipes. Finalement, les Spurs m'ont appelé en début de d'après-midi pour me dire que c'était bon, que le Président (Peter Holt) avait craqué. Maintenant, c'est fait, je suis un Spurs pour les six prochaines saisons. Et j'espère vraiment y terminer ma carrière » déclarait Tony après la bonne nouvelle annoncée par Gregg Popovich en personne.



Le contrat en poche, Tony pense aborder la saison sereinement. Le contraire va se produire. Souhaitant montrer aux Spurs qu'ils ne s'étaient pas trompés en investissant 66 millions de dollars, Tony, inconsciemment, ne joue plus naturellement. Après un mois de galère, le vrai TP est de retour, alignant perf sur perf. En jouant de la sorte, le n°9 des Spurs peut désormais espérer une participation au All Star Game en février. « Les douze premiers matchs m'ont fait très mal. Maintenant, avec la série que je viens de réaliser, je sais que j'ai une chance d'être à Denver. Comme Steve Nash est le meilleur passeur de la Ligue, il est clair qu'il sera choisi par les coachs. Après, le dernier billet va se jouer entre Sam Cassel, Mike Bibby et moi » expliquait Tony le 5 janvier après une écrasante victoire face aux Lakers. Finalement, à la surprise générale, aucun autre meneur de jeu viendra renforcer l'équipe de la conférence Ouest. Les Spurs auront tout de même deux joueurs présents à Denver, Tim Duncan et Manu Ginobili. De son côté, Tony profitera de cette coupure pour faire une virée à Las Vegas en compagnie de Boris Diaw.



« Tony Parker-Jason Kidd », « Le kid contre le Kidd ». Le ton est donné dans cette finale NBA, présentée comme un duel entre l'actuel meilleur meneur de jeu du monde et TP, tout juste âgé de 21 ans. Auteur d'un match exceptionnel, Tim Duncan rappelle à tout le monde dans le Game 1 qu'il a été élu MVP de la saison régulière et que sa présence dans la raquette peut-être la clef de cette finale : 32 points, 20 rebonds, 6 passes et 7 contres. TP n'est pas en reste puisqu'il marque 16 points, tout en limitant Jason Kidd à 10 points (4/17 ). 1-0 pour TP et les Spurs. « Pour un premier match en finale NBA, je trouve que c'était pas mal, explique le nouveau phénomène des parquets US. J'ai bien défendu et j'ai bien géré l'équipe en attaque. De son côté, Jason Kidd a connu une soirée off. Il a loupé pas mal de shoots mais je sais très bien qu'il va revenir fort dans le Game 2. »

Effectivement, Jason Kidd répond de la plus belle des manières. 30 points et la victoire aux Nets de deux petites unités (87-85) au SBC Center, alors que Tony continue à flamber en marquant 21 points. Avec trois matchs à suivre à New Jersey, San Antonio n'a pas le droit à l'erreur et compte sur Tim Duncan, transparent dans le Game 2, pour relancer la machine. Mais comme à son habitude, oubliant toute pression, Tony fait plier a lui tout seul les Nets dans le Game 3. (26 points) « On va dire que j'étais encore très chaud ce soir. (Rires) Pourtant, en première mi-temps, c'était loin d'être évident. Les spectateurs ont assisté à un match à l'européenne puisque nous avons rejoint les vestiaires sur un score de 33-30 pour nous. Par contre, en deuxième mi-temps, j'ai décidé de passer la vitesse supérieure. C'était excellent, tout rentrait. J'avais la main trop chaude. » « C'est magnifique », titre le lendemain en français la presse new-yorkaise, pourtant peu habituée à délivrer des compliments. Le plus incroyable, c'est qu'après trois matchs, Tony se positionne pour le titre de MVP de la finale.

San Antonio redescend très vite sur terre en perdant d'un point le Game 4 (77-76). Avec un seul panier sur douze tentatives, TP termine la rencontre avec 3 petits points. Le meneur de jeu positive, parle d'un soir sans et de jours meilleurs. Les performances personnelles n'ont aucune importance. Tony l'avait annoncé avant le coup d'envoi de la saison régulière, son objectif est de remporter après seulement deux ans le titre NBA. Si certains ont trouvé ses propos prétentieux, Tony leur montre que ce rêve s'apprête à devenir réalité en remportant le Game 5 (93-83). Il ne reste plus qu'à finir le travail au SBC Center, pour fêter le titre avec les fans. Et le 15 juin 2003, en dominant pour la dernière fois les Nets, San Antonio est sacré champion NBA. « Franchement, c'est énorme, hurle Tony Je rêve de ça depuis que je suis tout petit. C'est trop fort, je suis trop content. J'ai dû mal à décrire ce que je ressens, c'est tellement fort ce que je suis en train de vivre. Dans les vestiaires, j'étais comme un fou. Je ne voulais pas la lâcher la Coupe, hurle Tony, quelques heures après la victoire. Pour moi, ce n'est que le début. On va enchaîner maintenant ! Je suis jeune, Tim (Duncan) aussi. On va essayer de faire une dynastie. Et à titre personnel, je veux devenir All-Star. De toute façon, ce n'est pas fini. J'ai encore plein de trucs à faire. » L'histoire ne fait que commencer.

• Et de deux !


Les Spurs attaquent la dernière ligne droite avant les play-offs avec l'espoir de coiffer les Suns sur le fil pour la première place de la Conférence Ouest. Malgré les prouesses de TP (record de points contre Golden state avec 35 unités), les blessures à répétition de Tim Duncan (entorse de la cheville) et la fatigue de Manu Ginobili sont de trop. L'armada offensive de Phoenix ne craque pas. San Antonio retrouve donc au 1er tour Denver, l'épouvantail de la Ligue depuis le All Star Game. « C'est l'équipe en forme du moment. Ils ont terminé la saison en trombe, avec 24 victoires sur les 28 derniers matchs. L'arrivée de Georges Karl leur a fait énormément du bien. Ils jouent très bien au basket et contre nous, ils répondrent à chaque fois présents. C'est pour ça, je trouve que cette série ressemble à celle de Phoenix il y a deux ans (victoire des Spurs au 1er tour, 4-2). Je m'attends donc à une série difficile à négocier. Il va falloir faire très attention » explique Tony. Ce n'est pas six mais cinq matchs que les Spurs disputeront. Surpris d'entrée à domicile, San Antonio réalise un sans faute par la suite, avec un game 4 d'anthologie, gagné après prolongation (TP marque 9 des 11 points des Spurs).



La série suivante face à Seattle semble être une formalité pour les hommes de Popovich, vainqueurs des deux premiers matchs à la maison. Un sursaut d'orgueil des Sonics relance la série. A 2-2, Ray Allen and CO s'épanchent dans la presse. San Antonio ne rentre pas dans ce jeu et répond... sur le parquet en s'imposant au SBC Center dans le Game 5. Tim Duncan finit le travail à Seattle en rentrant le shoot de la victoire à la dernière seconde. Place aux choc tant attendu, Phoenix-San Antonio. L'attaque contre la défense. Depuis les Lakers des années 80, plus aucune équipe n'a réussi à remporter un titre NBA en basant son jeu sur l'attaque. Contre toute attente, San Antonio prend Phoenix a son propre son jeu et réalise un festival offensif. Incroyable. Trois matchs, trois victoires des Spurs. Phoenix comprend qu'il lui faudrait un miracle pour renverser la tendance. La victoire dans le Game 4 ne sera pas suffisante, les Spurs se qualifient pour la finale NBA grâce à un succès 4-1. « Je suis heureux, explique Tony dans l'avion du retour, parce que je regarde Glenn Robinson et Tony Massenburg qui ont tous les deux un grand sourire. C'est la première fois qu'ils vont en finale NBA et ça se voit. Ca me fait vraiment plaisir. Ca me rappelle 2003 quand je disputais ma première finale. »



San Antonio-Detroit. Les deux meilleurs défenses de la Ligue face à face, les deux derniers champions en titre. La lutte s'annonce acharnée. Le combat tant attendu n'a pas lieu. San Antonio survole les deux premières rencontrent à domicile avec un Ginobili de feu. Champion olympique à Athènes, MVP du tournoi et sélectionné au All Star Game, l'Argentin a pris une nouvelle dimension. Alors que tout le monde s'attend à une finale à sens unique, les Pistons réagissent dans leur salle et infligent deux corrections aux Spurs. 2-2, balle au centre. Le Game 5 s'annonce décisif au Palace d'Auburn Hills. L'égalité est parfaite à la fin du quatrième quart-temps. « Mister big shot » (Robert Horry) prend alors le match à son compte en enchaînant les tirs primés. A 6 six secondes de la fin de la prolongation, Horry plante une nouvelle banderille à 3 points et permet aux Spurs de prendre l'avantage d'une unité. Une dernière défense de TP sur Hamilton scelle le sort de la rencontre. Touché mais pas abattu, Détroit trouve les ressources nécessaires pour s'imposer à San Antonio dans le Game 6. Le titre se jouera donc lors du dernier match, ce qui n'était plus arrivé depuis 1994 et la finale Houston-New York. Le SBC Center retient son souffle. Détroit mène de 9 points dans le 3e quart-temps. Le titre semble s'éloigner du Texas avant que Tim Duncan et Manu Ginobili prennent les choses en main, secondés par un TP gestionnaire. Les fans peuvent exulter, l'équipe de Popovich remporte un troisième titre en sept ans. De son coté, Tony rejoint Magic Johnson et Kobe Bryant avec deux bagues de champion à 23 ans... « C'est vraiment génial. J'éprouve énormément de plaisir. C'est assez incroyable de remporter un titre sur un septième match. Tu ne peux pas rêver d'une plus belle fin. J'ai vraiment l'impression d'être né sous une bonne étoile. Deux titres en quatre ans, il est difficile d'espérer mieux » hurle Tony après ce formidable succès.
• Bronzé à l'Euro


Auréolé d'un deuxième titre NBA avec les Spurs, Tony aborde les Championnats d'Europe à Belgrade avec confiance. Les Bleus ont fier allure. TP, Boris Diaw, Mike Pietrus, Antoine Rigaudeau, Gelabale, Flo Pietrus et Fred Weiz constituent l'ossature de la maison bleue. L'objectif est simple : terminer dans les six premiers pour participer aux Championnats du monde au Japon en 2006. Secrètement, Tony voit plus loin et rêve d'un titre européen. Mais la France tombe de haut dès le match d'ouverture face à la Grèce. Jamais les hommes de Claude Bergeaud ne montreront leur vrai visage. La victoire face à la Bosnie le lendemain ne rassure personne. Plus inquiétant, TP n'est que l'ombre de lui-même depuis le début de la compétition. De nouveaux battus dans le dernier match de poule par la Slovénie, la France a la redoutable tâche de jouer un match de barrage face à la Serbie. La veille de la rencontre, Tony se livre à c½ur ouvert : « Je ne joue pas à mon niveau. Aussi bien physiquement que mentalement, je ne suis pas en forme. Ce n'est vraiment pas facile à vivre. Je me prends une grosse claque. Aujourd'hui, je me rends compte que je ne suis pas une machine. Tous les matchs accumulés depuis quatre ans en NBA m'ont rattrapé. Gregg Popovich et mes parents m'avaient pourtant prévenu cet été. Je n'ai voulu en faire qu'à ma tête, je suis tout de même venu et désormais, je n'ai plus qu'à assumer mes choix. »



Soutenu par tous ses coéquipiers, Tony croit encore au déclic face à la Serbie. C'est pourtant une montagne qui attend l'équipe de France à Novi Sad. La Serbie, soutenue par 8000 spectateurs, n'imagine pas une seconde quitter son Championnat d'Europe avant les quarts de finale. De son côté, Claude Bergeaud a tranché. Antoine Rigaudeau intègre le cinq de départ à la place de TP. Sans survoler les débats, la Serbie prend jusqu'à 14 points d'avance. La France ne panique pas, revient petit à petit sur les talons Serbes pour finalement compter cinq points d'avance à cinq minutes de la fin du match. Tony, joker sortant du banc, amène ce petit grain de folie qui lui avait tant manqué depuis le début du tournoi. La France s'impose et réalise un des plus grands exploits de son histoire. « Quand tu mets du rythme, ça change beaucoup de choses. C'est à ça que je sers dans cette équipe. Je pousse la balle pour mettre la pression sur la défense. C'est pour ça que j'ai continué à pénétrer. En contre-attaque, ils ne pouvaient pas nous arrêter. Avec des gars athlétiques comme Mickael Gelabale, Mike Pietrus ou Boris Diaw, il est très dur de nous stopper » analyse Tony après ce formidable succès.



Place maintenant à la Lituanie. En cas de victoire, la France se qualifiera pour les Championnats du monde pour la première depuis 40 ans. Privée de ses stars (Jasikevicius, Macijauskas), la Lituanie a remporté ses trois matchs de poule. Cette rencontre a comme un air de revanche pour la France. « J'en ai parlé avec Bobo (Boris Diaw) et Flo (Pietrus). C'est certain qu'on s'en rappelle... Il y a deux ans, nous étions en position de disputer la finale du championnat d'Europe. Nous menons de 5 points à deux minutes de la fin du match, nous sommes à deux doigts d'un grand bonheur et nous perdons en encaissant un 9-0. Donc c'est certain, on sera motivé demain » explique un Tony qui a retrouvé quelques couleurs. Le match ? Il n'y en aura pas. La France surclasse la Lituanie avec une défense de fer et une attaque de feu. Malgré la qualification assurée pour les Mondiaux, Tony se présente très calmement face aux medias, sans oublier de tirer un grand coup de chapeau à Fred Weiz. « Ce qui serait sympa, c'est que les journalistes fassent un peu plus de compliments sur Fred. Ce soir, il s'est vraiment déchiré. Il nous aide au rebond, il défend comme un diable, il gêne ses adversaires. Après tout ce qu'il a connu, je suis super content pour lui. »



Grèce/France en demi-finale. Depuis le 1er tour et la lourde défaite face aux Hellènes, un groupe est né dans cette équipe de France. La finale tend les bras aux Bleus, qui comptent 7 points d'avance à 40 secondes de la fin du match sur un panier à 3 points d'un TP retrouvé. La France s'apprête à battre la Grèce en compétition officielle pour la première fois depuis 23 ans. Mais l'incroyable arrive. Lancers-francs loupés, pertes de balles, mauvaise défense. Les Grecs en profitent et ne comptent plus que 2 points de retard à 3 secondes du buzzer. Le sort du match est entre les mains de Diamantidis. L'homme à tout faire de la Grèce réussit l'impossible en crucifiant les Bleus sur un panier à 3 points. La France passe du rêve au cauchemar en quelques secondes. Malgré la déception, Tony garde la tête haute. « Il ne faut pas oublier d'où on vient. Après la défaite face à la Slovénie, beaucoup de personnes pensaient que nous allions rentrer à la maison. On pourrait être à Paris depuis cinq jours... Il faut donc penser à nos deux victoires face à la Serbie et la Lituanie et repartir de l'avant. Maintenant, si on venait à perdre le bronze, ce serait deux fois plus terrible pour les anciens de 2003 comme moi. Mais j'ai confiance en ce groupe qui revient de nulle part. »



L'Espagne, une des équipes les plus séduisantes de cet Euro, se dresse devant la France pour la troisième place. Comment les Bleus ont-ils digéré cette terrible défaite ? Le jour du match, Tony avoue qu'il n'a pas trouvé le sommeil avant 4h du matin avec son camarade de chambre, Boris Diaw. Et pourtant, c'est un véritable récital que les Français proposent. Contre attaque, dunks, contres. Tout y passe ! Avec 25 points, Tony termine meilleur marqueur de la rencontre. « Je sais qu'on m'a critiqué mais je ne souhaite pas revenir en arrière. Ce n'est pas parce que j'ai une médaille que je vais m'enflammer. Tout ce que je sais, c'est que cette expérience est très enrichissante. J'ai vachement appris durant ces dix jours » conclut Tony. A la surprise générale, cinq jours après cette médaille de bronze, Antoine Rigaudeau, annonce sa retraite. Le « Roi » prend tout le monde a contre-pieds, Tony le premier. « Le basket français vient de perdre l'un des plus grands joueurs de son histoire. A l'annonce de sa retraite, j'ai cru qu'Antoine avait décidé de ne plus porter le maillot Bleu. Il m'a fallu quelques secondes pour comprendre qu'on ne le reverrait tout simplement plus sur un parquet. Je ne m'y attendais pas. Tout au long du dernier Euro, Antoine a été un parfait capitaine. Cela a été un honneur de le côtoyer durant plus d'un mois. J'espérais le retrouver l'année prochaine à l'occasion des championnats du Monde mais il en a décidé autrement. Notre expérience commune en Serbie-Monténégro restera donc unique. Je tiens en tout cas à remercier ce grand monsieur pour tout ce qu'il a apporté au basket français et international. »

• La tête dans les étoiles


La nouvelle saison ne pouvait pas mieux débuter pour les Spurs. A l'occasion de la remise de la bague de champions, San Antonio surclasse Denver pour ce premier match de l'année. De son côté, TP ne rate pas ses grands débuts. Le meneur de jeu des Spurs termine meilleur marqueur de la rencontre avec 26 points. Les matchs se suivent et se ressemblent pour Tony. Inarrêtable sous le panier, le français survole les débats avec une adresse exceptionnelle pour un meneur de jeu (plus de 60%). Très vite, Tony met carte sur table. « Cette année, j'ai vraiment envie de montrer que j'ai franchi un cap. Je veux être un joueur régulier, qui apporte tous les soirs à son équipe. Je suis en mission ! Je garde la tête sur les épaules parce que je sais très bien que la roue peut tourner très vite. On l'a vu l'année dernière. J'ai raté mon premier mois et j'ai ensuite pris mon rythme de croisière. J'espère être capable cette année de tenir la distance sur toute la saison. »



Sans le dire ouvertement, Tony pense au All Star Game 2006. Sa « mission » est de rejoindre le cercle très fermé des vingt-quatre meilleurs joueurs de la NBA. Son absence l'an passé à cette grande fête du basket lui est restée en travers de la gorge. Avec Tim Duncan et Manu Ginobili victimes de nombreux problèmes physiques, Tony devient le nouveau patron des Spurs et porte son équipe sur ses épaules. La nouvelle que tout le monde attend arrive le 9 février. « C'est un grand honneur. J'ai compris que je venais de réaliser quelque chose de grand quand j'ai eu mon petit frère, Pierre, au téléphone. Il n'arrêtait pas de crier. Quant à mon père, il n'a pas pu contenir ses larmes. Il pleurait. Quand je vois comment ma famille et mes amis réagissent, je me rends compte que cette sélection au All Star Game à énormément d'importance. Tout le monde est très excité. Franchement, c'est fort. Il est très dur de gagner sa place au All Star Game. Tu sais que de nombreux joueurs méritent d'y aller alors quand ce sont les coachs qui prennent la décision de te sélectionner, c'est tout simplement fabuleux » analyse Tony. Pour fêter cette sélection, Tony martyrise les Raptors avec 32 points.



Une semaine plus tard, TP pose ses valises à Houston pour trois jours de folie. Le « rookie » de la conférence ouest découvre le rythme effréné d'un All Star Game. « Apparemment, la règle est de ne pas dormir. C'est nuit blanche sur nuit blanche. En tout cas, je m'amuse comme un fou. Maintenait que je suis avec les joueurs, je pense avoir gagné leur respect. Ils m'ont tous félicité, en me disant que ma sélection était méritée. Ca fait plaisir de rentrer dans une équipe où tout le monde te félicite. Comme ils ont tous disputé quatre ou cinq All Star Game, tu as l'impression de rentrer dans leur famille » s'enthousiasme Tony, qui débute la rencontre sur le banc. Après sept minutes de jeu, TP remplace Steve Nash. Le meneur de jeu des Spurs a du mal à se libérer. Il faudra attendre son retour sur le parquet pour le voir marquer son premier panier. « J'étais très content d'être sur le terrain. C'était beaucoup d'émotion. J'ai mis quelques minutes à réaliser tout ce qui se passait. C'est vraiment fort de se retrouver sur le parquet avec tous ces joueurs. Jamais je n'oublierais cette soirée » analyse Tony dans les vestiaires, le visage marqué par trois jours sans sommeil. La fête terminée, Tony reprend la direction de San Antonio, où il est attendu dès le lendemain pour un entraînement... Place désormais à la dernière ligne droite avant les play-offs.

• Les Kings à la trappe :


Comme à son habitude, les Spurs montent en régime après le All Star break. Les victoires s'enchaînent, Tim Duncan se remet d'un pied douloureux et la première place de la Conférence Ouest les attend à la fin de la saison régulière. Le 1er tour des play-offs face à Sacramento se présente sous les meilleurs hospices. La série débute comme dans un rêve. Le score à la mi-temps indique un incroyable 73-39 pour San Antonio ! « Je crois que nous n'avons jamais aussi bien joué. C'est vrai que c'était assez impressionnant. Mais nous savons très bien que nous n'allons pas jouer en attaque comme ça tous les soirs. Nous en sommes conscients. On en a profité sur le match de ce soir mais il faut désormais se concentrer sur le match 2 » explique un Tony très calme, meilleur marqueur du match avec 25 points en 25 minutes...



Pour le deuxième match, Tony avait vu juste. Les Kings montrent un tout autre visage. La victoire leur tend les bras quand Brent Barry, avec l'aide de l'arceau puis de la planche, rentre un 3 points décisif à 4s de la fin du match. Les Kings, pourtant menés 2-0, ne veulent pas en rester là. Emmenés par un Bonzi Wells survolté, les Kings réussissent l'exploit de revenir à deux partout. Stupeur dans le Texas. Sacramento tient tête au champion en titre. L'erreur est désormais interdite pour San Antonio qui dispute ce 5e match à domicile. Après quelques frayeurs, les éperons finissent par disposer de la bande à Mike Bibby. « Sacramento est on fire. Ils ne jouent pas comme ça d'habitude. Bonzi Wells en est le parfait exemple. Il a dû mettre dix paniers à 3 points sur l'année et ce soir, il fait 3/3. Artest réalise de son côté un 4/8. Ils nous ont fait très mal à 3 points. C'est ça les play-offs, les équipes élèvent leur niveau de jeu » analyse TP, auteur de 21 points. Finalement, c'est sans trembler que San Antonio finira le travail à Sacramento en s'imposant 105-83.



• Dallas impitoyable :



Le choc tant attendu entre les deux meilleurs équipes de l'Ouest a lieu moins de 48h après la qualification des Spurs. Tony, blessé à la cuisse, s'inquiète de l'état de fatigue de son équipe. Tim Duncan le rassure en réalisant un premier match de MVP : 31 points, 13 rebonds, 4 passes et 2 contres. Si la rencontre tourne à l'avantage des Spurs, Dallas et sa star Dirk Nowitzki ont envoyé un message très clair. Les Mavericks sont suffisamment armés pour gêner la mécanique bien huilée des hommes de Popovich. Ils le démontrent dès le match suivant en surclassant des Spurs épuisés, en manque d'adresse et de solutions pour déstabiliser la bande à Avery Johnson. « Le match a été à sens unique. Nous n'avons pas trouvé de solutions. Tout est à refaire. Nous sommes dans l'obligation de gagner au moins un match à Dallas » prévient Tony.



San Antonio laisse passer une belle occasion en s'inclinant sur le fil à Dallas, 104-103. La victoire leur tend les bras mais une mauvaise gestion dans le money time met les Spurs dos au mur. Ce mauvais scénario se répète quelques jours plus tard. Cette fois, Dallas creuse l'écart en prolongation. Au bord de l'élimination, San Antonio réagit en champion en revenant à 3-3. « Nous n'avons rien lâché. Après le Game 4, j'ai dit que ça ne pouvait pas continuer comme ça. J'étais certain que la roue allait tourner. On aurait très bien pu remporter les deux matchs à Dallas ou repartir au moins avec une victoire. Finalement, Dallas s'est imposé à chaque fois d'un rien. Ce soir, Dallas n'a jamais pris plus de 8 points d'avance. On a fait en sorte de rester dans le match. On n'a pas craqué. Maintenant, nous y sommes. Il y aura un Game 7 à disputer à la maison ».



Le AT&T est en ébullition. La finale de Conférence face aux Suns se profile à l'horizon. Les Spurs sont à 30s du bonheur alors que Dallas a compté jusqu'à 20 points d'avance. Pourtant, l'invraisemblable se produit. Sous l'impulsion de Nowitzki, Dallas remonte 3 points de retard dans les dernières secondes et arrache à la qualification sur le fil. Les Spurs sont à terre. « On est revenu de l'enfer en remontant de 3-1 à 3-3 et on y est retourné ce soir en fin de rencontre. A l'image de cette série, le match de ce soir s'est joué sur quelques détails. Malheureusement, ce n'était pas notre année. Je vais maintenant me reposer avant de penser aux Championnats du monde » Des Championnats du monde que Tony ne verra pas. Victime d'une fracture à un doigt, le meneur de jeu des Bleus doit déclarer forfait la veille du premier match face à l'Argentine. Le rideau est tiré, la saison est belle et bien terminée.

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# Posté le jeudi 07 août 2008 14:42